Ces trente dernières années, un profond désamour s’est installé entre l’opinion et les élus. Comment l’expliquez-vous ?
Dominique Bussereau - Je ne partage pas ce diagnostic. Pas du tout ! Il peut exister une certaine méfiance à l'égard des élus nationaux, parce que les résultats des politiques publiques sont longs à se concrétiser et difficiles à mesurer. Mais cette méfiance ne touche pas les élus locaux. Mon département de la Charente-Maritime participe tous les ans à un panel de l'institut de sondage BVA. Les résultats sont sans ambiguïté. Un élu n'allant pas au contact, ne sachant pas communiquer ou, pire encore, soupçonné de corruption, peut être rejeté mais le désamour global, lui, n'existe pas !